Octobre 2007:
"Arrêtez un peu avec vos « ça va ? », marre vous me bousillez le cerveau.
Ravalez vos « je m'inquiète » vous n'en avez que faire de moi, et même si cela vous intéresse, quelque fraction de seconde plus tard vous vous attarderez sur autre chose.
Non je ne vais pas bien mais regardez-les, les humains, les « normaux » normalité, tous avec leurs soucis, il vous pose cette question « ça va ? » et à peine avez-vous le temps de répondre qu'ils vous accrochent un « moi non, tous va mal » BLABLAH.
Oui je mens, oui je dis allée bien alors que je reste 1 heure dans mon bain à pleurer dans le noir en oscultant chaque centimètre carré de ma grosseur, oui je rends les armes le matin en grimpant sur la balance, oui je me déteste quand je prend une tartine de trop oui je déteste perdre ce putain de contrôle alors qu'en ce moment je ne fais que cela, le perdre, et oui je suis terrorisé à l'idée de m'endormir de laisser du gras s'installer, et le lendemain m'effondré en voyant les chiffres. Pourtant, oui pourtant je continue de manger, alors que je pleure, et m'ouvre toute les parties de mon corps, je dois le répète, mon corps n'est rien d'autre que des lambeaux entaillés un peu plus profond à chaque fois.
Ce qui me fait le plus mal c'est de sentir mes seins, et mes hanches et puis surtout avoir ce saleté de bourrelet quand je m'assoie.
Ce qui me fais le plus peur c'est que hier encore je trouvait à mes doigts la qualité d'être la seule partie fine de mon corps alors qu'aujourd'hui je trouve qu'ils ont un air de boudins. "


